Lescure capitule : 1,3 milliard de rustines pour une économie en chute libre

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Vendredi 11 septembre, Roland Lescure, ministre de l’Économie des Finances et de la Souveraineté industrielle et énergétique, a dû se présenter devant les caméras pour une conférence de presse guère réjouissante. Le scénario macroéconomique du gouvernement venait d’être actualisé, et le ministre devait en annoncer les contours. Le constat était impitoyable : une croissance française ramenée à 0,5 % au lieu des prévisions antérieures, et un déficit qui ne cesse de s’aggraver malgré les promesses répétées.

Face à cette dégringolade, l’exécutif a déployé sa traditionnelle artillerie cosmétique. Pour « maîtriser les dépenses de l’État », le gouvernement annonce 1,3 milliard d’euros de mesures de redressement. Une somme qui évoque davantage un pansement sur une jambe de bois qu’une véritable stratégie.

L’impuissance face à l’ampleur du désastre

Ce chiffre, qui occupe les discours gouvernementaux depuis des semaines, ne résiste pas une seconde à l’examen des faits. Lorsqu’on compare 1,3 milliard d’euros à la profondeur du trou budgétaire et à l’effondrement de la croissance, on comprend que le gouvernement navigue à vue. Ses propres ministres l’admettent désormais sans détour : les mesures annoncées ne suffiront jamais.

C’est symptomatique d’une majorité gouvernementale vidée de sens. Des mois de débats budgétaires, de promesses de redressement, de réformes censées transformer l’économie française, aboutissent à des chiffres risibles. Entre-temps, l’épargne salariale des Français est menacée de « déblocage forcé », les PME étouffent sous les nouvelles réglementations, les retraités sont ménagés tandis que les actifs voient leurs droits ressserrés. Tout cela pour 1,3 milliard d’euros qui ne changeront rien.

Le modèle français à l’agonie

La croissance divisée par quatre en quelques trimestres, un déficit qui restera supérieur à 5 % : ces chiffres racontent l’histoire d’une économie en décrochage, incapable de générer la richesse nécessaire à ses politiques sociales. Et au lieu d’adresser les vrais problèmes, le gouvernement empile les micro-mesures, les règlementations stupides et les ponctions sur l’épargne.

Lescure ne pouvait pas faire autrement que d’actualiser ses prévisions. Les chiffres ne mentent pas. Mais cette transparence forcée ne change rien à la paralysie de l’exécutif. Sans réforme structurelle de l’État, sans allègement radical de la charge fiscale et réglementaire, sans respect des mécanismes du marché, aucun milliard de rustines ne relancera l’économie française.