Ancien médecin généraliste condamné à huit ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur des patientes

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Condamnation ferme d’un ex‑généraliste pour viols et agressions sexuelles

Alexandre Ip, ancien médecin généraliste basé à Ermont dans le Val-d’Oise, a été condamné à huit ans de prison pour des actes de viol et d’agressions sexuelles commis sur des patientes, et pour avoir pris des photographies de leurs organes génitaux dans le cadre de ses pratiques.

Déroulement du procès et contexte judiciaire

Après trois jours d’audience, la Cour criminelle a motivé sa décision par les conséquences traumatiques indéniables subies par les jeunes femmes concernées, ainsi que par l’escalade des faits observée sur une période prolongée. La peine prononcée comprend une interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical et paramédical.

Origine des plaintes et éléments d’enquête

Le dossier a débuté avec une plainte déposée en mai 2020 par une patiente de 20 ans, décrivant ce qu’elle a vécu dans le cabinet lors de consultations répétées pour une gastrite chronique. Elle affirme avoir été nue et à quatre pattes sur la table d’examen lorsque le médecin a été surpris en train de photographier ses organes génitaux.

La patiente expliquait avoir consulté l’auteur de ces faits environ trois à quatre fois par semaine sur une période d’un mois et demi. Suite à la plainte, le cabinet a été mis sous scellés et le matériel électronique du médecin a été saisi. Des centaines de photos de femmes dénudées ou en sous-vêtements et des gros plans de parties génitales ont été retrouvés sur le téléphone portable de l’accusé.

Les enquêteurs ont également mis en évidence une plainte antérieure datant de dix ans, déposée par une autre patiente évoquant un acte similaire. Parallèlement, plusieurs témoignages de viol et d’agressions ont été réunis au cours de l’enquête ; cinq plaignantes se sont constituées parties civiles.

Réactions des avocats et prise de parole des plaignantes

Lors de l’audience, l’accusé a reconnu l’ensemble des faits et a présenté des excuses. Son avocate, Me Sandy Corler, a précisé qu’il n’envisageait pas de recours et a souligné la sincérité des regrets exprimés.

Me Serge Portelli, au nom des plaignantes, a salué une décision «à la hauteur des faits terribles» et a souligné la solidarité entre les victimes au cours du procès. Les plaignantes ont refusé de témoigner à huis clos, estimant que le dossier dépassait le cadre de la salle d’audience et souhaitaient que les médecins prennent connaissance du dossier.

Sanctions et portée de la décision

Outre les huit années d’emprisonnement, la peine prévoit une interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical et paramédical. Le ministère public avait réclamé dix ans de prison, arguant qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé mais d’une longue période d’emprise sur les patientes.

Profil et contexte temporel

Âgé de 63 ans au moment des faits, l’ancien généraliste voit son dossier s’inscrire sur une décennie marquée par des actes envers plusieurs patientes, selon les témoignages présentés au tribunal.