Taxation de l’aviation de luxe et jets privés : une coalition croissante à l’approche de la COP30

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A relative mourns as he carries flowers during the wreath laying ceremony for the deceased victims in an accidental blast at Nowgam police station, on the outskirts of Srinagar, on November 15, 2025. (Photo by Tauseef MUSTAFA / AFP)

Coalition en faveur d’une taxe sur l’aviation de luxe à l’approche de la COP30

Un groupe de pays réfléchissant à une taxation des classes affaires des compagnies aériennes et des jets privés a accueilli de nouveaux membres, dont le Nigeria en tant que membre actif. Djibouti, le Nigeria et le Soudan du Sud ont rejoint une coalition qui compte désormais huit États, parmi lesquels la France, l’Espagne et le Kenya. Le Brésil est venu en tant qu’observateur, aux côtés des Fidji et du Vanuatu.

Ces pays envisagent d’instaurer une taxe sur les classes affaires et première ainsi que sur les jets privés afin de dégager des ressources pour le climat et le développement. Si certains pays, comme la France, ont déjà mis en place ce type de prélèvement, ils envisageraient plutôt d’en accroître le niveau et la progressivité, sans que le gouvernement français n’indique toutefois une intention immédiate d’une hausse. “On essaie d’embarquer le maximum de pays là-dessus”, indiquent des sources françaises à la COP30. “On reconnaît tous que sur le financement de l’adaptation au changement climatique, il va y avoir besoin de nouvelles ressources”, a-t-on aussi relevé.

Parallèlement, l’Allemagne a annoncé qu’elle reviendrait sur la hausse de la taxe sur les billets d’avion décidée par le gouvernement précédent pour soutenir une relance du secteur aérien.

Évolutions tarifaires et dynamique commerciale

Le Brésil a estimé samedi que la levée annoncée par Donald Trump de certains droits de douane, notamment sur le café, allait « dans la bonne direction », tout en appelant à des progrès dans les négociations en cours. Malgré cette annonce, Brasília demeure impacté par une surtaxe punitive de 40% infligée par Washington sur une part importante de ses exportations vers les États-Unis. Le café et la viande de bœuf, qui subissaient jusqu’à présent un droit de 50%, passent désormais à 40%.

En parallèle, Alibaba a réfuté auprès de l’AFP les accusations d’un article du Financial Times selon lesquelles le groupe appuierait des opérations de l’armée chinoise contre les États-Unis. Alibaba déclare que les affirmations sont “totalement fausses” et évoque une “opération malveillante de relations publiques” venue d’une source dépourvue de scrupules. La Maison-Blanche, citée par le FT, laisse aussi entrevoir le caractère potentiellement menaçant de telles allégations sur la sécurité nationale.

Perspectives économiques et mesures dans le cadre des relations Chine–États-Unis

Le Brésil a aussi salué la décision de réduire certains droits de douane, tandis que les négociations commerciales restent complexes. Dans le même temps, Donald Trump a signé un décret visant à supprimer des droits de douane réciproques sur plusieurs produits agricoles, notamment dans le domaine du café, afin de soutenir les prix pour les consommateurs américains et de répondre à des préoccupations économiques internes.

Progrès technologiques et investissements européens

Microsoft a annoncé un investissement de 10 milliards de dollars dans un mégacentre de données dédié à l’intelligence artificielle (IA) au Portugal, en association avec Nscale et Start Campus. Le projet prévoit l’installation de 12 600 puces Nvidia de dernière génération. De son côté, Google dévoile ce qui est décrit comme son “plus grand plan d’investissements à ce jour” en Allemagne, estimé à 5,5 milliards d’euros d’ici 2029, axé sur l’IA, les capacités cloud et le futur numérique du pays.

Affaires de droits d’auteur et IA en Allemagne

Un autre volet juridique a émergé en Allemagne, où un tribunal a estimé que les textes de chansons et leur reproduction dans les résultats de l’outil OpenAI enfreignent les droits d’auteur, donnant partiellement gain à la Société allemande de gestion collective des droits d’auteur musicaux (Gema). La cour n’a pas encore tranché sur le calcul des dommages.

Économie américaine et marchés financiers

La Bourse de New York a ouvert en hausse, les investisseurs espérant une résolution prochaine du blocage budgétaire qui dure depuis environ 40 jours. Le Dow Jones gagnait 0,57%, le Nasdaq 1,66% et le S&P 500 1,06% dans les premiers échanges.

Aux marchés, les échanges restent attentifs aux évolutions des politiques économiques et monétaires, tant aux États‑Unis qu’à l’étranger, où les signaux d’ouverture et de réformes coexistent avec des tensions commerciales persistantes.

Commerce international et ajustements climatiques

La Chine a annoncé la suspension des redevances spéciales sur les bateaux américains entrant dans ses ports et a aussi annoncé la suspension d’autres droits de douane sur le soja et quelques produits agricoles américains, mesures qui resteront en vigueur jusqu’au 27 novembre 2026. Cette détente s’inscrit dans le cadre du réchauffement des relations après le sommet du 30 octobre en Corée du Sud entre Xi Jinping et Donald Trump.

Par ailleurs, la Chine a prolongé d’un an la suspension partielle de droits imposés sur certains produits américains afin de maintenir ces tarifs à 10% et a annoncé la levée de restrictions sur d’autres matières premières critiques pour l’industrie, afin de répondre aux besoins de relance économique mondialisée.

Industrie automobile et résultats financiers

Du côté automobile, BMW affiche un bénéfice net de 1,70 milliard d’euros pour la période juillet-septembre, en hausse de 256,5% sur un an, tiré en partie par un effet de comparaison lié à des perturbations antérieures. Les livraisons en Amérique du Nord progressent d’environ 25% sur un an, tandis que la marge opérationnelle 2025 pourrait être affectée d’environ 1,5 point par les droits de douane sur les véhicules européens, qui avaient connu une hausse puis une réduction selon les périodes.

En parallèle, BMW observe une croissance mondiale d’environ 9% de ses livraisons, supérieure à celle de certains concurrents européens. La société demeure attentive à l’impact des droits de douane américains sur ses marges annuelles.

Galeries Lafayette et l’enseigne Galeries Lafayette

Dans le secteur de la distribution, Galeries Lafayette et la Société des grands magasins (SGM) ont annoncé la fin de leur partenariat concernant sept magasins situés en province, qui changeront de bannière. Les deux groupes ont mis fin, d’un commun accord, à leurs contrats d’affiliation conclus en 2021 pour sept magasins détenus et exploités sous l’enseigne Galeries Lafayette par le groupe SGM.