Plan Trump pour Gaza : réactions d’Israël et opposition du Hamas, analyses et enjeux régionaux

Saudi crown prince meets Trump

Crown Prince and Prime Minister of the Kingdom of Saudi Arabia Mohammed bin Salman speaks during a meeting with US President Donald Trump in the Oval Office of the White House in Washington, DC on November 18, 2025. Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman arrived at the White House to fanfare and a jet flyover Tuesday, in his first visit to the United States since the 2018 murder of journalist Jamal Khashoggi. (Photo by Brendan SMIALOWSKI / AFP)

Contexte et répercussions du plan Trump pour Gaza

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté en faveur d’une résolution qui endosse le plan de paix présenté par le président américain Donald Trump pour Gaza. Treize États se sont prononcés en sa faveur, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues. L’ambassadeur des États‑Unis à l’ONU a qualifié ce vote d’historique et de démarche constructive pour la région.

Le bureau du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué l’initiative et estimé qu’elle pourrait ouvrir la voie à la paix et à la prospérité, tout en mettant l’accent sur la démilitarisation complète, le désarmement et la déradicalisation de Gaza.

Du côté palestinien, le ministère des Affaires étrangères a accueilli favorablement le vote et appelé à une mise en œuvre rapide sur le terrain, évoquant la possibilité du déploiement d’une force internationale dans le territoire. De son côté, Donald Trump a salué l’adoption sur Truth Social, décrivant cette décision comme une étape majeure pour la paix mondiale.

Réactions du Hamas et position sur les allégations israéliennes

Le mouvement islamiste Hamas a dénoncé l’attaque menée contre le camp d’Aïn al‑Héloué au Liban comme une « attaque barbare ». Le Hamas affirme n’avoir aucune installation militaire dans les camps palestiniens du Liban et conteste les accusations selon lesquelles le site visé serait un complexe d’entraînement. Il soutient que le lieu touché était un terrain de sport fréquenté par des jeunes et que les personnes visées n’étaient pas des combattants.

Des bilans divergents ont été publiés: le ministère libanais de la Santé a fait état de 11 morts et 4 blessés dans une frappe visant un véhicule, tandis que d’autres sources évoquent des chiffres différents pour des frappes associées au même incident. L’armée israélienne a diffusé une vidéo qui, selon elle, montre une frappe sur un bâtiment; le Hamas affirme que les cibles présumées n’étaient pas des installations militaires.

Évolutions régionales et sécurité

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a déclaré à la Maison Blanche sa volonté de progresser vers la reconnaissance d’Israël « dès que possible », tout en réaffirmant l’objectif d’une solution à deux États et l’intérêt de rester aligné sur les accords d’Abraham. Il a précisé avoir eu une discussion constructive à ce sujet avec Donald Trump et a assuré que des efforts seraient poursuivis pour créer les conditions propices à une avancée tangible.

Violences en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

En Cisjordanie, une attaque impliquant une voiture-bélier et un couteau a fait un mort et trois blessés; le Magen David Adom a indiqué avoir évacué trois autres blessés vers des hôpitaux de Jérusalem, dont une femme et un adolescent. Des violences entre colons et Palestiniens près de Tulkarem ont conduit à des arrestations et à des dégâts matériels, selon les autorités. Le ministère de la Santé palestinien a également signalé la mort de deux adolescents (15 ans) près de Hébron dans le cadre des violences en cours. L’armée israélienne avait annoncé avoir « éliminé » deux « terroristes » dans le secteur, tandis que des échanges de tirs et des incidents restent en cours.

Depuis le déclenchement du conflit le 7 octobre 2023, les violences se sont enchaînées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec des bilans humains qui se multiplient et des appels répétés à protéger les civils et à respecter le droit international. Le document ONU évoque aussi des chiffres globaux et les nombreuses autres pertes dans la région.

Diplomatie et équilibrage des initiatives à l’ONU

Le Conseil de sécurité a été le théâtre d’un duel diplomatique autour du plan: les États‑Unis ont mobilisé leurs partenaires pour faire adopter le texte, appelant à une mise en œuvre rapide et au maintien du cessez-le-feu et de l’aide humanitaire. La Russie et la Chine ont présenté une résolution concurrente qui n’autorise ni la création d’un « comité de la paix » ni le déploiement immédiat d’une force internationale à Gaza. Le Royaume‑Uni et d’autres pays européens ont exprimé leur soutien au texte américain, tandis que certains États ont exprimé des réserves.

Le plan prévoit notamment la création d’un « comité de la paix » avec un mandat jusqu’à fin 2027 et le possible déploiement d’une force internationale pour sécuriser les frontières et démilitariser Gaza, tout en protégeant les civils et en soutenant la formation d’une police palestinienne. Des discussions se poursuivent côté international quant à la meilleure voie pour mettre en œuvre ces dispositions, dans un contexte régional volatile.

Actualités régionales et sécurité au Liban

La Finul a accusé l’armée israélienne d’avoir tiré sur ses soldats dans le sud du Liban, sans faire de blessés, et a appelé Israël à cesser toute attaque contre les Casques bleus pour préserver la stabilité dans la région. L’organisation a rappelé l’importance du respect du droit international et du rôle des Casques bleus dans le cadre des efforts de stabilisation.

Points de vue sur l’évolution des politiques et les perspectives

Sur le plan international, des échanges ont alimenté les discussions sur une éventuelle feuille de route pour Gaza: les États‑Unis et leurs partenaires ont réaffirmé leur intention d’œuvrer pour une adoption rapide d’un texte soutenant le plan, tout en restant attentifs aux réactions des autres acteurs régionaux et au respect des engagements humanitaires et du cessez-le-feu. L’Iran a également annoncé le démantèlement d’un réseau d’espionnage attribué aux services américains et israéliens, selon les Gardiens de la Révolution, une information relayée par les media d’État et les autorités iraniennes, sans détails supplémentaires sur les lieux ou le nombre d’arrestations.