Contrôles biométriques à la frontière pour les voyageurs non européens: photo et empreintes dès le 12 octobre

wpbot_image_aP30Dq

Contexte et objectifs du nouveau dispositif

Un système automatisé de contrôle des frontières doit être mis en œuvre progressivement pour les voyageurs non européens se rendant dans l’Union européenne et certains États partenaires. À partir du 12 octobre, des photos et des empreintes digitales seront demandées au passage des frontières, avec l’objectif de remplacer progressivement le tampon manuel sur les passeports et d’améliorer le partage d’informations entre États membres.

Cette démarche vise à connaître les dates d’entrée et de sortie des voyageurs afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d’entrée. Un porte-parole de la Commission, Markus Lammert, décrit cette étape comme une avancée importante vers une gestion des frontières plus sûre et plus efficace.

Premiers ajustements et pays concernés

Le déploiement se fait par étapes. Pour le premier volet, dès dimanche, les voyageurs non européens arrivant dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, à l’exclusion de Chypre et de l’Irlande, seront invités à fournir leur numéro de passeport, leurs empreintes digitales et une photo via des bornes à la frontière. Ces mêmes données seront demandées à l’arrivée en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse.

Impacts opérationnels et réactions

Les plus grands États membres, comme la France et l’Allemagne, réaliseront au départ seulement quelques contrôles afin d’éviter des files d’attente importantes dans les aéroports et les gares. Le ministère de l’Intérieur indique que le 12 octobre devrait rester une situation normale sans congestion majeure, tout en reconnaissant que ce déploiement représente un défi pour la France, destination touristique majeure.

Les plus petits États membres prévoient de mettre le système en place totalement dès ce dimanche, avec un objectif commun d’obtenir 100 % des enregistrements des voyageurs d’ici la mi-avril.

La frontière avec le Royaume-Uni et les liaisons transmanche

La frontière la plus scrutée pourrait être celle avec le Royaume-Uni, désormais hors de l’Union européenne. Les autorités britanniques ont averti que quelques minutes de plus pourraient être nécessaires pour que chaque passager franchisse les frontières. Getlink et Eurostar se disent prêts; dans certains cas, le contrôle s’effectuera avant le franchissement de la frontière, notamment à la gare de St Pancras et au port de Douvres, où des bornes ont été installées.

Objectifs et information du public

La Commission européenne affirme que des campagnes d’information faciliteront la mise en œuvre et souligne que ce système permettra de prévenir la migration irrégulière et de renforcer la sécurité des citoyens européens.

Prochaine étape: ETIAS en 2026

La suite du processus prévoit, en 2026, le lancement d’une autorisation de voyage numérique baptisée ETIAS. Comme les systèmes ESTA ou l’équivalent britannique, tous les ressortissants des pays exemptés de visa de court séjour devront remplir un formulaire en ligne et payer des droits dont le montant reste à débattre.