Controverse dans l’armée suisse : un sergent sous enquête pour ses propos discriminatoires et humoristiques inappropriés
Une enquête ouverte suite à des propos discriminatoires lors de formations militaires à Grolley
Le centre de formation de Grolley a été le théâtre, cet été, de déclarations jugées inacceptables par certains, évoquant des propos à caractère discriminatoire. Ces faits concernent un sergent de l’armée suisse, qui aurait tenu ce type de discours de manière régulière lors d’exercices de répétition devant une centaine de militaires.
Des propos problématiques exprimés avec l’aval de la hiérarchie
Selon les informations rapportées jeudi par « Le Temps », ces déclarations ont été formulées avec la bénédiction du commandant de compagnie, un major. Parmi les propos rapportés, se trouvent des remarques à connotation sexiste, raciste et antisémitique. Par exemple, l’orateur aurait évoqué, pour justifier le rejet du sexe avec ses collègues masculins, la phrase : « Je ne couche pas avec ce que je respecte ». D’autres commentaires incluaient des remarques stéréotypées telles que : « Je me promenais dans la rue lorsque j’ai croisé un Noir. J’ai serré mon porte-monnaie… avant de me rappeler qu’ils n’étaient plus à vendre. »
Réactions mitigées des recrues et réaction officielle
Les réactions au sein de la caserne ont été diverses. Certaines recrues ont applaudé, tandis que d’autres, choquées, ont choisi de ne pas réagir immédiatement. Ce n’est qu’à la fin du séjour qu’une sergente a exprimé publiquement son désaccord face à ces propos. Cependant, le commandant de compagnie ne semble pas avoir réagi favorablement à cette contestation. Une enquête judiciaire a été ouverte par la justice militaire pour faire toute la lumière sur ces faits. L’armée rappelle que toute forme de discrimination est formellement interdite dans ses rangs.
Les ressources disponibles pour signaler une discrimination ou un racisme
En cas de témoignage ou de victimes de comportements discriminatoires ou racistes, diverses lignes d’écoute sont accessibles : SOS Racisme (0800 55 44 43), le Centre d’écoute contre le racisme (022 736 20 00) ou encore la police (117).