Iran : deux Français condamnés pour espionnage au profit de la France et d’Israël — verdicts en première instance
An Iraqi man and children hold an Iranian flags as people march during celebrations to mark the ceasefire between Israel and Iran in the southern city of Basra on June 24, 2025. Iranian President Masoud Pezeshkian announced the "end of the 12-day war" imposed by Israel, in a message to the nation carried by the official IRNA news agency on June 24. (Photo by Hussein FALEH / AFP)
Contexte et décision du tribunal iranien
La justice iranienne a prononcé des peines significatives à l’encontre de deux ressortissants français arrêtés en Iran et détenus depuis 2022, pour espionnage au profit de la France et d’Israël, selon le média officiel du pouvoir judiciaire.
Selon l’agence Mizan, le verdict a été rendu en première instance, et la règle de cumul des peines en vigueur en Iran prévoit que seul le verdict le plus lourd peut être exécuté.
Détails des condamnations et profils des prévenus
D’après Mizan, l’un des prévenus a été condamné à six ans de prison pour espionnage au profit des services de renseignement français, assortis de cinq ans pour « association en vue de commettre un crime contre la sécurité nationale » et de vingt ans d’exil pour « coopération en matière de renseignement » avec Israël.
Le second prévenu a, quant à lui, reçu dix ans de prison pour espionnage au profit des services de renseignement français, cinq ans pour « association en vue de commettre un crime contre la sécurité nationale » et dix-sept ans pour « assistance à la coopération en matière de renseignement » avec Israël. L’agence n’a pas donné l’identité des condamnés dans son communiqué.
Identités officiellement confirmées
Officiellement, deux ressortissants Français, Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon Jacques Paris, sont détenus en Iran après leur arrestation en mai 2022. Ils sont accusés d’espionnage pour le compte d’Israël. Leurs familles décrivent une situation de plus en plus préoccupante et le ministère français des Affaires étrangères a refusé tout commentaire lorsqu’interrogé par l’AFP. Paris affirme que Kohler et Paris sont « retenus comme otages d’État » en Iran.
Voie de recours et contexte des échanges internationaux
Le verdict peut faire l’objet d’un appel devant la Cour suprême dans les vingt jours suivant sa prononciation, précise Mizan.
Parallèlement, ce dossier s’inscrit dans le cadre de discussions entre Paris et Téhéran sur un éventuel échange de prisonniers, évoqué par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, environ un mois avant la décision judiciaire.
Évolutions récentes et libérations de Français
Dans le même esprit, des avancées ont été annoncées concernant des échanges: Lennart Monterlos, un jeune Franco-Allemand arrêté en juin en Iran et accusé d’espionnage, a été libéré la semaine dernière après un acquittement.
En parallèle, Téhéran indique qu’un échange impliquant Mahdieh Esfandiari, Iranienne détenue en France pour des faits d’apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux, serait proche de sa phase finale. Entre 2023 et 2025, au moins cinq Français ont été libérés après des périodes de détention.