PFAS dans l’alimentation suisse : peu de dépassements constatés dans la viande, les œufs et le poisson

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(FILES) This picture by The Straits Times taken November 13, 2025 and provided on November 14 shows stars Ariana Grande (C) and Cynthia Erivo (2nd R) at the premiere of their film "Wicked: For Good" in Singapore. A Singapore court sentenced an Australian man to nine days in jail on November 17, 2025 for rushing film star Ariana Grande at the Asian premiere of "Wicked: For Good" last week. (Photo by The Straits Times / AFP) / - Singapore OUT / -----EDITORS NOTE --- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / THE STRAITS TIMES - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS - NO ARCHIVES

Évaluation des PFAS dans l’alimentation suisse: résultats et interprétation

Une étude menée en Suisse et au Liechtenstein a analysé des échantillons destinés à surveiller la présence de PFAS dans la chaîne alimentaire. Parmi les échantillons jugés non conformes, cinq concernaient de la viande bovine, un œuf et un poisson, soit 0,8 % de l’ensemble des échantillons de viande, poisson et œufs contrôlés.

Globalement, les composés alkylés perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont détectables à faible concentration dans toutes les catégories examinées. Toutefois, les denrées disponibles sur le marché suisse respectent majoritairement les valeurs maximales en vigueur.

« Cette étude est rassurante, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit se dire qu’il n’y a plus de problème avec les PFAS », a commenté Patrick Edder, chimiste cantonal genevois, lors d’un entretien accordé au Forum.

Réactions des experts et sécurité sanitaire

Selon le chimiste, la sécurité des consommateurs est globalement garantie. Il précise toutefois qu’il ne peut pas être exclu que certains sites soient pollués et que certaines denrées puissent être contaminées. Il cite des exemples comme des sites ayant servi à des exercices pour les pompiers, où des mousses anti-incendie contenant des PFAS ont été utilisées autrefois.

« Cette étude est rassurante, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit se dire qu’il n’y a plus de problème avec les PFAS », résume-t-il.

Contrôles et mesures prises

Concernant les échantillons qui ne respectaient pas les valeurs limites, les chimistes cantonaux ont ordonné des mesures destinées à prévenir tout dépassement futur.

Dans le cadre de leurs contrôles, 889 échantillons ont été prélevés: 401 de viande, 282 d’œufs et 206 de poisson, provenant de différents types d’entreprises. Environ 70 % provenaient de Suisse ou du Liechtenstein et 30 % étaient importés.

Analyses des produits laitiers

Par ailleurs, l’OSAV a analysé 276 échantillons de lait et de produits laitiers, pour lesquels il n’existe pas de valeurs maximales légales. Des PFAS ont été détectés dans l’ensemble des échantillons examinés. Deux échantillons de lait et un échantillon de yoghourt dépassaient toutefois la valeur indicative fixée par une recommandation de l’Union européenne.

Les PFAS constituent un groupe de substances chimiques persistantes, utilisées industriellement depuis plusieurs décennies et détectables dans la chaîne alimentaire. Elles présentent un risque potentiel pour la santé humaine.

Conclusion et contexte sanitaire

Dans l’ensemble, la sécurité sanitaire est décrite comme globalement assurée à ce stade, même si certains points nécessitent une vigilance continue, notamment en relation avec des sites potentiellement pollués et certaines denrées.