Sucre taxé, liberté amputée : encore une mesure d’étatisme fiscal pour colmater les brèches budgétaires

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La majorité macronienne persiste et signe. Alors que la France suffoque sous une dette devenue ingérable et que la croissance s’effondre, l’exécutif ne trouve qu’une réponse : étendre l’État-providence fiscal en inventant toujours de nouveaux impôts. Cette fois-ci, ce sont les produits sucrés transformés qui visent à remplir les trous noirs des finances publiques.

Une énième taxe de complaisance

Après le succès de la taxe sur les sodas, le gouvernement Lecornu envisage une nouvelle imposition ciblant les denrées transformées riches en sucre. L’objectif affiché : récupérer 200 millions d’euros dès 2027. Un chiffre qui semble en tous cas bien timide comparé aux gouffres budgétaires creusés par les politiques précédentes. Cette taxe illustre à merveille la philosophie d’un gouvernement qui, face à ses incapacités à maîtriser ses dépenses, préfère songer à ponctionner davantage les Français.

C’est devenu un réflexe pavlovien. Plutôt que de trancher dans la dépense publique, de réduire la bureaucratie ou de renégocier les fléaux des retraites dorées, Paris taxe à nouveau le citoyen et l’entreprise. Les socialistes de tous bords ont toujours cru que l’impôt était une vertu ; les macroniens se découvrent une âme socialiste dès que la caisse manque d’air.

Liberté consommatrice et compétitivité sacrifiées

Cette nouvelle charge frappe directement l’industrie agroalimentaire française, déjà confrontée à une fiscalité pesante et à une concurrence européenne effrénée. Les entreprises n’y gagneront que des charges supplémentaires et une complexité administrative renforcée. Les consommateurs, eux, verront leurs prix augmenter pour financer un État dont l’inefficacité ne cesse de croître.

On retrouve là le paternalisme de gauche au cœur même du macronisme. L’État qui sait mieux que vous ce que vous devez manger, ce que vous devez boire, ce qu’il faut taxer pour vous corriger. C’est le mépris envers la liberté individuelle de choix, enrobé dans une rhétorique sanitaire qui cache mal l’avidité fiscale.

Des rustines qui ne cicatriseront rien

Deux cents millions d’euros. C’est la statistique qui résume l’absurdité de cette mesure quand on connaît l’ampleur réelle du désastre budgétaire français. Le déficit dépasse les 5%, la dette atteint plus de 119% du PIB, et le gouvernement croit avoir trouvé l’élixir en taxant le sucre. C’est à la fois pathétique et révélateur d’une forme de panique politique.

Cette taxe est une rustine posée sur un navire qui coule. Elle ne résout rien, elle n’améliore rien, elle complique simplement la vie des entreprises et des ménages. Elle est surtout l’aveu d’une capitulation : l’État français a renoncé à se réformer et a choisi d’enfoncer les citoyens plus profondément dans une fiscalité toujours plus complexe et plus lourde.

Voilà ce que représente ce gouvernement : un énième tour de vis fiscal pour repousser l’échéance, quand il faudrait une véritable rupture avec cinquante ans de dépenses irraisonnées et de décadence économique programmée.