Carburants : le gouvernement face à un nouveau record du diesel à 2,39 euros, l’aide annoncée s’avère insuffisante

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La pompe à essence est devenue le dernier baromètre de l’impuissance gouvernementale. Le 18 septembre 2026, le prix moyen du diesel en France a franchi le seuil symbolique de 2,39 euros le litre, établissant un nouveau record national qui dépasse même le pic enregistré en avril. Plus de 700 stations-service affichaient déjà un gazole supérieur à 2,50 euros, certaines dépassant les 2,70 euros. Les automobilistes et les transporteurs routiers, qui constituent une part importante de l’électorat des régions périphériques, voient leur pouvoir d’achat s’éroder semaine après semaine.

Une spirale inflationniste que l’État ne maîtrise plus

Ce n’est pas un hasard si cette flambée intervient alors que le gouvernement accumule les mauvaises nouvelles économiques. La croissance stagne, le déficit explose, et désormais l’inflation des carburants s’impose comme un sujet politique incontournable. Le record de septembre surpasse celui d’avril de plus d’un centime, confirmant une tendance haussière qui échappe à tout contrôle. L’essence sans plomb, elle aussi, frôle les 2,17 euros le litre en moyenne, des niveaux rarement vus depuis les crises pétrolières des années 1970.

Le gouvernement Lecornu avait annoncé, début septembre, une prolongation des aides aux carburants jusqu’à fin 2026. Ces mesures cosmétiques, présentées comme un soutien aux transporteurs et aux ménages modestes, ne font que masquer l’incapacité chronique de l’État à contrôler l’inflation qu’il fabrique lui-même. Chaque initiative gouvernementale, du plan de relance massif aux dépenses somptuaires, a alimenté une demande qui rencontre une offre mondiale tendue. Result : les ménages français paient la facture à la pompe.

Les traces de politiques énergétiques défaillantes

Derrière ces chiffres se cache une réalité plus structurelle. Les raffineries européennes connaissent des capacités limitées et des maintenances imprévisibles, une situation que les gouvernements précédents auraient dû anticiper. La dépendance énergétique de la France, malgré le parc nucléaire, s’exprime aussi à la pompe : les cours du pétrole brut flambent, et la France, sans politique industrielle d’autonomie réelle, subit de plein fouet ces chocs externes.

À cela s’ajoute une fiscalité pétrolière inefficace. Depuis 2020, le gouvernement joue au yo-yo avec la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), tour à tour la relevant et la baissant selon les cris de protestation. Des propositions d’une TICPE flottante circulaient dans les couloirs de l’Assemblée, mais aucune ne s’est concrétisée en vraie politique structurelle. Les transporteurs et les territoires isolés restent sacrifiés sur l’autel d’une gestion centralisée qui ignore leurs réalités quotidiennes.

La menace d’une nouvelle crise sociale

Le gouvernement craint secrètement une résurgence du mouvement des gilets jaunes. Avec un record du diesel et une essence proche des sommets de 2022, les conditions matérielles d’une nouvelle mobilisation se rassemblent. Les appels à manifester se multiplient sur les réseaux sociaux. Le gouvernement le sait : il court après les problèmes, distribuant des aides qui ne règlent rien et qui, pire, grèvent encore davantage les finances publiques déjà exsanguées.

Cet énième record des carburants illustre la débâcle économique dans laquelle la France s’enfonce. Quand l’État ne sait plus maîtriser l’inflation, quand il dépense sans compter pour masquer ses incompétences, quand il invoque les chocs internationaux tout en refusant de réviser sa stratégie énergétique et fiscale, le citoyen ordinaire paie. À la pompe, d’abord. Puis partout ailleurs.