Épargne salariale : le gouvernement s’apprête à confisquer les économies des Français pour colmater ses brèches budgétaires

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Le gouvernement envisage de nouveaux prélèvements sur l’épargne salariale des Français pour renflouer les comptes de la Sécurité sociale, notamment en ciblant une partie des primes d’intéressement. Une nouvelle confiscation déguisée qui rappelle les recettes usées du progressisme budgétaire à la française.

Face à l’impasse budgétaire creusée depuis des années, l’exécutif se tourne logiquement vers la poche des salariés qui ont eu la naïveté d’épargner. Pas d’économies drastiques du côté des dépenses publiques, pas de remise en question du mammouth administratif. Non. Plutôt que d’admettre l’effondrement de ses politiques, le gouvernement Lecornu choisit la solution de facilité : augmenter les prélèvements. Après les arriérés de gestion budgétaire, après les déficits explosifs en cascade, la majorité accule une fois de plus les contribuables au pied du mur.

L’épargne salariale incarne justement ce que le modèle français devrait protéger. Ces fonds accumulent des salariés qui acceptent de laisser une partie de leurs gains entre les mains de l’entreprise, pariaient sur la croissance collective, confiaient dans le système. C’est une relation de confiance que des décennies de capitalisme à la française ont progressivement érodée. Taxer davantage cette épargne revient à punir ceux qui font le pari de rester dans le jeu.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces prélèvements supplémentaires ne règlent rien. Ils ne font que perpétuer la spirale : dépenses incontrôlées, endettement croissant, nouvelles saignées fiscales. Le gouvernement refuse simplement d’accomplir la seule action véritablement responsable : réduire la voilure publique. Tant que les promesses de dépenses électorales demeurent intouchables, tant que la machine administrative continue de s’étendre, aucune source fiscale ne suffira jamais à combler le gouffre.

Les salariés français l’apprennent chaque année : rien n’est épargné quand les caisses de l’État sont vides. Pas leurs retraites, pas leurs allocations, et désormais pas même les fruits de leurs propres économies. La vraie libération économique passe par une rupture claire : cesser de considérer l’argent des Français comme une réserve budgétaire. Jusqu’à quand supporteront-ils cette saignée permanente ?