Bruxelles crée un super gendarme boursier : la nouvelle couche de bureaucratie qui étouffe les marchés

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Les eurocrates bruxellois ont encore frappé. L’UE s’est accordée sur la création d’un super gendarme boursier européen, au nom de la coordination et de la convergence réglementaire. Un énième étage de bureaucratie que personne ne demandait, mais que l’on s’empresse de mettre en place tandis que les marchés financiers français et européens s’affaiblissent.

Cette nouvelle architecture institutionnelle incarne tout ce qui paralyse l’Europe économique. Plutôt que de reconnaître l’échec patent des régulations existantes, plutôt que de simplifier un maquis réglementaire inextricable, Bruxelles choisit de superposer une nouvelle strate d’administration. Les autorités nationales restent, les régulateurs existants demeurent, et voilà qu’on ajoute un super-gendarme censé les coordonner.

On connaît le résultat : des délais qui s’éternisent, des entreprises françaises qui doivent naviguer entre plusieurs niveaux de contrôle, des processus décisionnels dilués entre une multiplicité d’organismes. Pendant ce temps, les régulateurs américains et asiatiques avancent, consolidant leurs marchés financiers. Wall Street ne perd pas de temps avec des débats de structure institutionnelle. Elle agit.

Cette décision illustre surtout le déni français et européen face à la réalité concurrentielle. La France n’a pas besoin de davantage d’encadrement européen : elle a besoin de liberté réglementaire, de simplification, et d’une réelle dérégulation pour permettre aux entreprises françaises de prospérer. Les start-ups du secteur fintech, les gestionnaires d’actifs, tous les acteurs qui pourraient faire de Paris une vraie place financière sont asphyxiés par des couches successives de compliance, de reporting, et désormais par ce nouveau super-régulateur.

Le pessimisme européen face aux défis économiques mondiaux se lit dans ces décisions. Au lieu de parier sur la dynamique et la compétition, on parie sur la supervision et le contrôle. Au lieu d’encourager l’innovation, on la ralentit. Au lieu de faire confiance à l’expertise des régulateurs nationaux et des acteurs privés, on crée une nouvelle couche hiérarchique.

Pendant ce temps, la France patauge dans le déficit et l’endettement. Ses marchés financiers continuent de perdre de la substance. Et l’UE, incapable de résoudre ses vrais problèmes, en crée de nouveaux : un super-gendarme boursier dont nul n’avait besoin, qui coûtera de l’argent public, emploiera une armée de fonctionnaires, et au final ne résoudra rien. C’est l’illustration parfaite du réflexe bureaucratique : quand on ne sait pas quoi faire, on crée une institution.